Mon parcours

Aurélie Amalou

Un parcours construit par le mouvement, la transmission et l’engagement.

Mon parcours s’est construit au fil de plusieurs expériences qui se répondent aujourd’hui : plus de 20 ans dans l’entreprise, plus de 25 ans de karaté, l’enseignement, le sport-santé et l’activité physique adaptée. Chacune a façonné ma manière de travailler, de transmettre et d’accompagner.

Aurélie Amalou, entre parcours professionnel et karaté Kyokushin
Côté veste

Mon parcours professionnel

Comprendre, structurer, relier, transformer.

Je suis titulaire d'un Master 2 MIAGE – Méthodes Informatiques Appliquées à la Gestion des Entreprises.

Depuis plus de 20 ans, j'évolue dans le secteur bancaire où j'ai exercé des fonctions très différentes : contrôle de gestion, organisation, management, RSE, communication, pilotage de projets et direction d'une Fondation d'entreprise.

Cette diversité m'a appris à regarder une organisation dans son ensemble : ses processus, ses projets, mais aussi les personnes qui la composent, les interactions, les équilibres et ce qui permet réellement de mettre un collectif en mouvement.

J'ai également développé une forte expérience de la transmission et de la formation, auprès de collaborateurs, de managers et de collectifs.

Au fil de mon parcours, une conviction s'est renforcée : les organisations ne se transforment pas sans les femmes et les hommes qui les font vivre.

Cette expérience nourrit aujourd'hui mon approche de la QVCT, de la santé des organisations, du management, de la prévention et de l'accompagnement des projets.

Côté kimono

Mon parcours de karatéka

Le Kyokushin, bien plus qu’une pratique : un ancrage, une voie.

J'ai commencé le karaté Kyokushin en 1999, à l'âge de 16 ans. Depuis, il ne m'a jamais vraiment quittée.

Mon parcours s'est construit auprès de plusieurs enseignants : Sensei Jean-Christophe Dessonet, Sensei Lucian Gogonel, Shihan Pierre Grondin et Sensei Sébastien Boulerand.

Mes années d'études à Paris, puis la suite de mon parcours, m'ont également permis de participer à de nombreux stages et de rencontrer des karatékas internationaux, parmi lesquels Shokei Matsui, Shihan Kenny, Shihan Antonio Piñero ou Shihan Pereira.

La compétition a longtemps fait partie de ma construction. En 2004, je participe à ma première Coupe de France. Bien que mon parcours ait toujours été Kyokushin, j'ai aussi accepté de combattre selon d'autres règlements. J'ai notamment remporté un titre de championne d'Eure-et-Loir combat en m'adaptant aux règles du karaté Shotokan, avant d'obtenir plusieurs titres en compétition à La Réunion.

Autour de 2009, je découvre également l'arbitrage. Puis, en 2010, je commence à enseigner. Cette étape transforme progressivement ma manière d'aborder le karaté.

Transmettre m'amène à ne plus seulement chercher comment exécuter une technique, mais à comprendre comment une personne bouge, apprend, progresse et s'approprie son propre corps.

Mes formations en sport et santé, du Brevet d’État d’Éducateur Sportif 1er degré – spécialité karaté à la Licence STAPS Activité Physique Adaptée et Santé, sont venues enrichir cette expérience de terrain.

Aujourd'hui ceinture noire 3e Dan KWF Kyokushin, enseignante et arbitre, je continue à aimer l'exigence du Kyokushin, tout en explorant ce que le mouvement peut apporter à la santé, à la confiance et à la capacité d'agir.

Un tournant

Quand les lignes ont commencé à bouger.

Il y a des périodes où ce que l'on a construit ne suffit plus à dire qui l'on est.

J'ai traversé une période difficile qui a profondément bousculé mes repères et mis ma santé à l'épreuve. Elle m'a amenée à questionner ma place, mes priorités, mais aussi la façon dont nous prenons soin de notre équilibre lorsque les contraintes, les responsabilités et les événements de vie s'accumulent.

Dans cette période, le karaté a repris une place particulière. Il n'était plus seulement une discipline que je pratiquais et que j'enseignais depuis des années. Il est redevenu un point d'ancrage.

Bouger, enseigner, retourner au dojo, transmettre… m'ont aidée à retrouver progressivement de l'élan et à reconnecter le corps et l'esprit. Cette expérience a renforcé une conviction devenue centrale dans mon parcours : la santé ne se résume pas à l'absence de maladie. Elle se construit, se préserve et peut aussi se fragiliser au contact de nos environnements de vie et de travail.

Et puis il y a eu Kaizen Réunion.

Au départ, Kaizen était presque un projet thérapeutique : une manière de me recentrer sur quelque chose de positif, de retrouver un ancrage dans cette passion qui m'accompagne depuis l'adolescence et de remettre du mouvement là où j'en avais besoin. Puis le projet est devenu bien plus que cela. Il m'a conduite à explorer plus profondément les liens entre mouvement, santé, confiance, prévention et pouvoir d'agir, avant de s'ouvrir au sport-santé, à l'activité physique adaptée, à la santé des femmes et à l'accompagnement de publics fragilisés.

En développant Kaizen, j'ai découvert que tout ce que j'avais appris jusque-là pouvait enfin fonctionner ensemble : concevoir un projet, fédérer des partenaires, structurer, enseigner, observer, adapter le mouvement et accompagner.

Et peut-être que, pendant que je construisais Kaizen, Kaizen contribuait aussi à me reconstruire.

Découvrir Kaizen Réunion ↗
La convergence

La veste et le kimono : deux facettes qui se rejoignent.

Pendant longtemps, j’ai avancé avec ces deux facettes. Côté veste, plus de vingt ans dans le secteur bancaire m’ont amenée à travailler sur le pilotage, les projets, l’organisation, la RSE, la communication et le management. J’y ai observé les organisations de l’intérieur : leurs dynamiques, leurs transformations, mais aussi ce qui peut préserver ou fragiliser les femmes et les hommes qui les font vivre.

Côté kimono, le Kyokushin m’a appris une autre forme d’engagement : le corps, l’effort, la discipline, la transmission, la capacité à tomber et à se relever. Au dojo, je suis Sensei : celle qui enseigne, mais aussi celle qui accompagne chacun sur son propre chemin.

Avec le temps, j’ai compris que ces deux facettes n’avaient pas vocation à rester séparées. Elles nourrissent une même réflexion : comment préserver la santé, renforcer le pouvoir d’agir et créer les conditions qui permettent aux individus comme aux organisations de mieux fonctionner ?

Côté vesteanalyser, structurer, piloter, relier et transformer.
Côté kimonoobserver, ressentir, m’adapter, transmettre et mettre en mouvement.

C’est de cette rencontre qu’est né Sensei Ama.

Sensei, parce que l’enseignement et la transmission font partie de mon identité depuis de nombreuses années et que ma manière d’accompagner s’est profondément construite dans le dojo.

Ama, comme une forme plus personnelle de mon nom, Amalou. Une signature qui relie la professionnelle, l’enseignante, la pratiquante et la femme derrière ces parcours.

Sensei Ama n’est donc pas seulement un nom. C’est le point de rencontre entre la veste et le kimono, entre mon expérience professionnelle et près de trente ans de pratique du karaté, entre le mouvement et l’organisation, avec un même fil conducteur : la santé des individus et des organisations.

Je m’appuie aujourd’hui sur cet ensemble pour intervenir autour du sport-santé, de la santé des femmes, de la santé mentale, de la QVCT et de la santé des organisations, avec une même intention : remettre du mouvement là où il peut contribuer à préserver, restaurer ou renforcer les équilibres.

Mon mantra

« J'incarne ma puissance,
nous impactons le monde. »

Ce mantra résume la conviction qui guide aujourd’hui mes projets : l’impact collectif commence par la capacité de chacun à retrouver sa propre puissance d’agir. Pour moi, incarner sa puissance ne signifie pas être plus forte que les autres. C’est apprendre à se connaître, s’ancrer, mobiliser ses ressources et prendre sa place avec justesse. Le mouvement et le karaté sont des moyens privilégiés pour faire émerger cette force intérieure. Et lorsque chacun peut agir à partir de cet ancrage, cette transformation individuelle peut se prolonger dans le collectif : une équipe, une organisation, une association, un territoire. C’est dans ce passage du « je » au « nous » que prend tout son sens : « J’incarne ma puissance, nous impactons le monde. »